Transformations de la famille aux 20e et 21e siècles au Royaume-Uni

Programme de recherche 2019-2023

D’abord envisagées sous un angle démographique et historique (voir notamment les études de Peter Laslett et Michael Anderson), avec des discussions sur l’évolution des structures familiales (famille nucléaire, famille étendue ; famille pré- ou post-industrielle), les études de la famille au Royaume-Uni se sont développées depuis les années 1950 dans le cadre de la sociologie et de la science politique (socialisation, politiques publiques), avec les célèbres travaux de Peter Willmott et de Michael Young (Family and Kinship in East London, 1957), ou encore d’Elizabeth Bott (Family and Social Network, 1957) sur les réseaux de parenté. A l’initiative de l’Institute of Community Studies et du Tavistock Insitute for Human Relations de Londres, de nombreuses enquêtes sociologiques ont été menées, étudiant la famille dans un contexte urbain, sous l’angle des relations familiales, de la pauvreté, etc. mais aussi des politiques publiques (comme le relogement par exemple).

L’ambition de ce programme consiste à apporter des contributions originales de la part de spécialistes dans ce champ d’étude relativement occulté par les anglicistes en France. Or la famille se trouve au cœur de la société britannique comme en témoignent les débats sur la naissance de nouvelles structures familiales (familles monoparentales, familles recomposées, familles homosexuelles) et les débats qui s’y rapportent : sur le « déclin » de la famille, sur le divorce et le concubinage, sur le découplage de la fécondité et du mariage, sur la bioéthique, sur l’adoption, sur l’aspect « caché » (dark side) de la famille avec les violences conjugales etc.